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Il était une fois...

Les bruyères, une légende venue d'Ecosse

Lors de la création du Monde, regardant les ingrates collines d'Écosse, Dieu se dit qu'elles seraient bien belles, couvertes d'arbres et de fleurs. Il demanda alors au Grand Chêne, le plus fort et le plus beau des arbres, s'il était prêt à embellir ces paysages. Le chêne répondit qu'il avait hélas besoin d'un sol riche et profond… Dieu se tourna alors vers le Chèvrefeuille, liane parfumée, mais celle-ci, sans un support, mur ou un grillage, ne saurait être heureuse… Dieu pensa alors à la Rose, reine des fleurs, mais elle ne se sentait pas le courage d'affronter le froid, la pluie et le vent…

Un peu désemparé, Dieu aperçut alors une petite plante toute simple, au feuillage toujours vert, portant de jolies fleurs roses ou blanches, c'était une Bruyère. Celle-ci hésita, ne sachant si elle serait à la hauteur de la tâche. Mais comme c'était une demande de Dieu, elle décida d'essayer. Touché par son courage et sa détermination, Dieu décida alors de la récompenser de trois présents. C'est ainsi que la bruyère fût dotée de trois belle vertus : la robustesse du chêne, le parfum délicat du chèvrefeuille et la douceur sucrée de la rose.

Le Camellia, la légende chinoise

Selon la légende chinoise, le thé fût inventé vers 2800 ans avant notre ère par l'empereur Shen Nung, botaniste, inventeur de l'agriculture, appelé aussi l'Empereur des cinq graines. Alors qu'il se reposait sous un arbre, l'empereur fit bouillir de l'eau pour se désaltérer. Quelques feuilles de l'arbre tombèrent dans l'eau, lui donnant une belle couleur ambrée et un parfum délicat. Enchanté par cette eau parfumée, l'empereur en fit sa boisson favorite. L'arbre était un théier sauvage…

Le premier texte mentionnant le thé semble remonter au 3e siècle avant notre ère. Il fait état de la recommandation d'un chirurgien chinois de consommer du thé pour accroître sa capacité de concentration.

Les Magnolias

Lorsque en 1711, un magnifique "Laurier tulipier" est débarqué au port de Nantes, son splendide feuillage brillant ne laisse pas indifférent. On le croit pourtant trop fragile pour résister aux hivers de la métropole. Il attendra près de 20 ans pour reprendre de sa belle vigueur et donner sa première fleur. Son succès n'attendra pas davantage. La multiplication par semis ne donnera pas de résultat, mais la technique du marcottage assurera une belle descendance à ce "glorieux enfant du Mississipi". En 1764, François Bonamy, médecin et botaniste nantais, l'identifie sous le nom de Magnolia grandiflora.

A côté de ces magnifiques arbres au feuillage persistant et à la floraison estivale venus du Nouveau Monde, d'autres magnolias nous sont venus d'Asie : les magnolias caducs. De dimensions plus modestes, ils sont bien mieux adaptés aux petits jardins et leurs floraisons printanières époustouflantes n'ont pas fini de nous faire craquer…

La petite histoire du Lilas

Le lilas doit bien son nom à la couleur (même si l'inverse fut ensuite tout aussi vrai !). En effet, le nom lilas vient du persan Lîlak ou Nîlak qui signifie “bleu” ou “mauve. Le nom botanique du lilas est Syringa, donné par Linné, le célèbre botaniste suédois. Ne pas confondre le lilas (Syringa) avec le seringat, dont le nom botanique est Philadelphus, autre magnifique arbuste de printemps à la floraison elle aussi très parfumée, mais blanche.

Originaires d’Asie les lilas sont cultivés en Chine depuis plus de 1000 ans. Au 16ème siècle, ils sont remarqués par l’ambassadeur d’Autriche dans les jardins du sultan Soliman II dit "Le Magnifique" qui en rapporte plusieurs pieds en Europe.

Au 19ème siècle, Nancy est un centre horticole actif et reconnu au plan international. C'est Victor Lemoine, horticulteur nancéen de génie, qui, avec son fils puis son petit-fils, créera des dizaines d'hybrides de lilas qui deviendront la lignée du lilas français. Entre 1876 et 1953 214 cultivars sont créés, dont les premiers lilas à fleurs doubles. Les plus belles réussites sont attribuées à Emile Lemoine.

Les Agapanthes, ces africaines...

Ce sont des explorateurs néerlandais qui, au 17ème siècle, la rapportèrent d’Afrique du Sud, et c’est un Anglais, Lewis Palmer qui obtint les premiers hybrides rustiques Headbourne, appelés d’après son jardin.

Comme les nymphéas, Monet s’inspira beaucoup des agapanthes pour sa peinture et son jardin.